• Thème cette semaine

    "  Nuit de lune  " 

    Il y a des nuits d'étrange lunes !

     

    L'enfant de la lune

     

    Elle aurait bien voulu, la petite Éloïse

    Sortir de la nuit sombre,

    Sans se brûler les ailes

    Et quitter les brillances des lampes artificielles

    Pour vivre au grand jour, en contemplant le ciel

     

    Être fille du soleil sur les îles Marquises

    Sentir le sable chaud, la peau couleur cannelle

    Et comme les écolières, respirant le grand air

    Sur la cour de récré, insouciante et légère

    S’amuser au ballon, sans être prisonnière

     

    Oui, elle aurait bien voulu ...

    Poursuivre les sorcières, le voleur de lumière

    Jusqu’à disparition des fantômes de l’ombre

    Naviguer à sa guise

    Prendre un autre chemin

    Et changer son destin ... 

    Chloé

     

    J'ai demandé à la lune 

    Indochine

    Chanson pour les enfants atteints de  

    Xérodorma pigmentosum 

      

    J'ai demandé à la lune
    Et le soleil ne le sait pas
    Je lui ai montré mes brûlures
    Et la lune s'est moquée de moi
    Et comme le ciel n'avait pas fière allure
    Et que je ne guérissais pas
    Je me suis dit quelle infortune
    Et la lune s'est moquée de moi

    J'ai demandé à la lune
    Si tu voulais encore de moi
    Elle m'a dit "J'ai pas l'habitude
    De m'occuper des cas comme ça"
    Et toi et moi
    On était tellement sûr
    Et on se disait quelques fois
    Que c'était juste une aventure
    Et que ça ne durerait pas

    Je n'ai pas grand chose à te dire
    Et pas grand chose pour te faire rire
    Car j'imagine toujours le pire
    Et le meilleur me fait souffrir

    J'ai demandé à la lune
    Si tu voulais encore de moi
    Elle m'a dit "J'ai pas l'habitude
    De m'occuper des cas comme ça"
    Et toi et moi
    On était tellement sûr
    Et on se disait quelques fois
    Que c'était juste une aventure
    Et que ça ne durerait pas 

     

     

    La plume d'Evy: Défi n°96

    Au clair de la lune

    Au clair de la lune

    Mon ami Pierrot

    M'a prêté sa plume

    Pour vous écrire ce mot

    La chandelle n'est pas morte

    Faut rallumer le feu

    Que la raison l'emporte 

    Et le monde ira mieux 

    Chacun devant sa porte

    Doit balayer un peu 

    Car la terre suffoque 

    Dans ce monde poussiéreux

    Et les matins sont glauques 

    Quand l'homme se prend pour Dieu

     

    Chloé

     

     

     

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  • N°59 

    Défi écriture no 52 Chez Ghislaine

    Choisir 8 mots ou plus 
    qui contenant "" oui ""
    et faire son texte avec ces 8 mots.

     

    Texte déjà paru à Mil et Une

    Remis ici au goût du jour  pour l'atelier de Ghislaine

    par le rajout d'un ou deux mots de plus contenant le son OUI 

     

     

    Rentrée timide.  Une petite tentative pour revenir parmi vous mais ce n'est pas gagné et je reste très très fatiguée. La récupération est longue et difficile mais continue d'y croire. Bisous à vous tous.

    Chloé/Lili  

     

     

    Le scribouillard  

    Un vieux banc délabré, un peu dur de la corne, dressa haut pavillon, sur les bords de l’orne quand à la nuit tombée, charolaises aux pieds, s’installa à son bord une sorte de Sherlock Holmes quelque peu rondouillard, du genre gratte papier. D’humeur quelque peu tatillonne,  l’homme,  excité comme une chips qui va se faire croquer,  posa sur le branchu à présent recyclé, son auguste fessier. 

      

    « Approchez mon ami » s’exclama t-il soudain, trouvant en ce vieux banc une sorte d’exutoire pour libérer sa plume mais aussi sa pensée.  «   Ça c’est passé comme je vous dis,  ici même ! Observez mon  cher la trame de ce bois, les nœuds rabibochés qui montrent là  l’essence de deux bois différents… Ne sentez vous pas là, la rémanence des lieux ?» 

      

    Le scribouillard se parlait à lui-même, s’inventant un binôme, histoire de converser.  Tantôt agenouillé, tantôt assis, tantôt debout, il arpentait le sol, l’échine du vieux banc, mâchouillant tour à tour sa pipe et son stylo. 

      

     Le banc se fit grinçant et se mit à couiner, commençant à céder sous le poids des idées et d’une tonne de papiers. 

      

     « Articulez mon vieux, activez vos neurone,  je n’entrave  plus que couic » 

      

    En de grandes enjambées  et d’envolées lyriques usant de métaphores, d’emphases,  de rhétoriques, le détective privé,  générateur d’enquêtes  toujours  très épicées, loin de botter en touche fouinait et prospectait, labourant de ses pieds le tissu végétal  de ce pauvre feuillu déjà fort malmené. 

      

    A force de trifouiller, de tergiverser, de chercher  la p’tite bête tout en  tirant les vers du nez de ce bois vermoulu,  il finit par trouver l’indice tant convoité. 

      

    En deux cuillères à pot l’affaire fut bouclée. L’énigme élucidée,  notre vieux gribouilleur leva donc son fessier en laissant au vieux banc,  à présent tatoué de  l’empreinte  de ses  pieds,  le fardeau d’ses idées et une tonne de papiers.

     

    Chloé

     

     

     

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  •  

     

    LES CROQUEURS DE MOTS

    A l'abordage!

    Avec à la barre 

    Capitaine Jill 

     

     

    Mari bricoleur rime t-il

    avec

    « La maison du bonheur... »  

    Je vous invite à broder, en prose ou poésie

    à partir de cette photo

     Avec un mot imposé

     

     "Idiosyncrasie"

     

     

    Bulles d'amour  

    Les croqueurs de mots. Défi  N° 180

     

    Idiot! Saint! Crazy!

    Comme tu y vas !

    J’sais  qu’ mon homme n’est pas un saint

    Mais  d’ la à dire qu'il est Crazy

    Et  complètement idiot 

    C’est  ballot!

    Il a juste un grain d ’folie

    Un petit brin de fantaisie

    Et comme il est bricolo

    Plutôt branché  écolo

    Il construit

    Des  bulles d’amour, comme il dit

    Des  ker-terres,

    De chaux, de chanvre, de torchis

    Où nous vivons tout l’hiver

    Bien au chaud et à l’abri

    Et suspendus dans les airs

    Au creux des pins parfumés

    Histoire un peu d’te moucher

    Il nous a même bricolé

    Des  loves-nids

    Pour regarder sur la toile

    Les étoiles

    Dans la chaleur de l’été !

    Mais dis-moi! 

    Tu n’me jalouserais pas des fois

    D’avoir un mec bricolo

    Alors que le tien est manchot?

     

    Chloé

     

    Les croqueurs de mots. Défi  N° 180

     

     

     

     

     

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  • Les croqueurs de Mots 

    http://croqueursdemots.apln-blog.fr/

     

     

    Défi 183

    Sous la houlette Abécé

    (Le jardin des mots)

     

    Vous êtes un des personnages représentés sur le dessin

    il y a de la houle et un vent de travers.

     

    A l'abordage !

     

     

     

    Coco Pop 

     

    Comme tout pirate qui se respecte, après plusieurs jours de bordée dans l’caboulot à attendre que le vent se lève et à mettre du calva  dans son rhum  Dick Mobby, le cap’taine de la Barrique et tout l’équipage, hissèrent enfin les grands voiles, hissées haut, du fameux trois mâts San Tiago.

     

    « Cap sur les mers du sud, larguez les amarres »  cria le capitaine pas mécontent de reprendre la mer.

     

    Aussitôt dit, en quête de nouvelles aventures et de trésors cachés, tout le monde était sur le pont, enfin presque, car manquait comme d’habitude le vieux Grobby la planque dit l’insubmersible,  activement recherché par le jack Russel  qui,  à force de le suivre à la trace et à l’odeur de vinasse,  le trouva  finalement échoué en fond cale.

     

    Moi, l’emplumé d’service dit le "Coco pop", indicateur de météo et entraîné, dans le moindre détail, à imiter la voix du cap’taine en cas de défaillance ou de somnolences impromptues, j’étais déjà à la manœuvre.

     

     Mon  plumage, légèrement ébouriffé, prévoyait une houle plutôt modérée.

    « Vents stables, soufflant d’est en ouest entre vingt cinq et quarante nœuds ! » Lançait  l’capitaine tout en m’coiffant  de son chapeau, ce qui voulait dire : " à toi d’jouer mon  Coco, ouvre l’œil, je roupille"

    «  Mille millions de mille sabords,  tonnerre de Zeus,  bande de moules à gaufre, barre à tribord! » hurlais-je à mon tour en prenant l’accent de DicK Mobby, leurs laissant croire ainsi, qu’il avait l’œil partout !

     

     

     

    Durant  plusieurs jours, le San tiago vogua à son rythme, sans encombre et l’capitaine pu vaquer à ses occupations favorites : farniente et beuveries !

    Jim, dit la Frite, l’apprenti pirate, eut lui droit à la corvée patate, le lavage du pont et le cirage des pompes tandis que le tatoué aiguisait  les sabres et huilait les canons.

     

    Au sixième jour en mer, mes plumes commencèrent à se hisser droit sur ma tête ce qui était mauvais signe et annonçait une forte tempête.

     

    «  Avis de  grand vent cap’taine » lança Grobby l’insubmersible »

    «  Avis de grand vent, caaaaaaapitaine » criais-je moi aussi dans l’espoir qu’il émerge, ce qui lui fit ostensiblement soulever une paupière puis l’autre !

     

    Le vent  soudainement se mit à forcir, à souffler en rafales,  à faire des vagues de plus en plus grosses m’envoyant  des paquets d’ mers en pleine huppe à m’en clouer le bec! Y’avait d’la gîte dans l’rafiot  qui tanguait de droite à gauche, de gauche à droite !  En haut du mât, le pauvre Jo le Borgne  qui  épiait l’ennemi avec son œil qui partait en roue libre, oscillait lui aussi de tribord à bâbord, au milieu d’une écume épaisse  dans laquelle, un coup il te voyait, un coup il t’ voyait plus!

     

    «  Cap’taine, cap’taine, navire en vue droit sur nous, avec euh…pavillon rouge,  non,  euh ...  noir ! »  hurla t-il.

     

    Cette fois Mobby fut sur pied, sabre à la main prêt à  affronter vents, marées et pirateries.

     Fort heureusement le temps se calma et l’capitaine aussi. Le San Tiago ayant subi quelques dommages et le navire de pirates repéré par le borgne étant au final une petite île perdue dans les mers du sud, Dick Mobby ordonna de mettre les chaloupes à la mer afin d’y accoster.

     

    Cette fois,  moi  l’Coco Pop ayant eu  quelque peu le sifflet coupé lors de ma dernière rincée,  je me  mis au vert afin de retrouver mon verbiage habituel.

    L’ile recelait de trésors cachés, de victuailles et nous y restèrent plusieurs mois, peut être même plus, la mémoire me faisait  quelque peu défaut :  J'avais  du trop  forcer sur le Grog et le rhum sans doute en voulant m'éclaircir la voix!  

    « Rhoooo ! Caaaaapitaine! C’est qui qui croque cul sec la pomme et qui qui met du calva dans son rhum?" criai-je alors à plein poumons pour accompagner l'accordéon.

     

    "C'est l'capitaine de la barrique" reprirent en chœur les matelots et une fois de plus, nous fîmes la fête jusqu'au matin. 


     

     

     

     Chloé  

     

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  • Hommage à Henry 

     

    A l'ouverture de mon blog en décembre 2011, Henry fût l'un de mes premiers lecteurs et malgré une interruption de plus d'un an  de celui ci,  en raison  d'importants soucis de santé, fidèle,  il fût avec quelques rares, présent à mon retour.

     Il avait l'âge d'être  mon père  et j'avais pour lui  beaucoup de tendresse et d'affection. J'aimais ce qu'il représentait, sa simplicité, son humanité , sa tolérance et  la noblesse de ses mots. 

     

    "Tu vas terriblement me  manquer!

    Comme l'oiseau de passage

    Va où le vent te mène Henry "

    Chloé 

      

    Comme l'oiseau de passage 

     

     

    Mes mots sont enfermés, tout au fond de l’écrin

    Et restent là figés, se sentant orphelins

    Ton départ est soudain et la peine m’étreint

    Mais veux croire que tu files, vers un autre chemin

     

    Tu vas vers l’océan, effleurant  le rivage

    Vers une terre inconnue, tu poursuis le voyage

    T’élevant dans les airs,  comme l’oiseau de passage

    "Avec soleil et pluie, comme simple bagage" 

     

    Et en alexandrin,  tu confies aux nuages

    Avec le même entrain, sans le moindre grimage

    Toute la diversité,  des plus beaux  paysages

    Et les sonorités,  d’une vie de partage

     

    Chloé

     

     

     

    Pour le défi de la plume d'Evy "amitié virtuelle", Henry faisant partie de mes coups de cœur, sans imaginer qu'il allait nous quitter quelques jours plus tard, je lui avais fait un clin d’œil sur la toile et j'avais écrit ceci 

     Les croqueurs. Hommage à Henry

    Henry et ses alexandrins, un modèle et une référence pour moi. Une belle personne pleine de sagesse. Un globe trotter aussi qui n'a pas son pareil pour vous faire découvrir de magnifiques régions.

    Dans le portrait que dresse Michaël Blauwart (web presse) sur lui, il termine son article en disant, je cite:

    " il est de nombreux hommes pour qui la grandeur ne se mesure pas à la taille mais au mérite et au courage et au sens que l’on donne à sa vie"

    Michaël BLAUWART

    http://chloenoura.eklablog.com/defi-de-la-plume-d-evy-n-110-theme-amitie-virtuel-a130196442  

     

     

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  • A l'abordage 

     

    Pour ce défi N°185

    il n’y a pas de fête du travail qui tienne,

    en Corse on travaille tout le temps …

    et c’est une Corse qui le dit 

    Fanfan 

    vous propose  de vous inspirer  d’une de ces  deux images

    pour composer un poème dont les vers

    FINISSENT par des mots imposés .

    Vous pouvez utiliser ces mots dans n’importe quel ordre,

    les utiliser tous on n’écrire que 4 vers …

    c’est vous qui voyez, selon votre inspiration ….

    Les fins de vers imposées :

    lascar(s)

    andouille

    zigouille

    avatar

    malabar

    magouille

    sonar

    Zanzibar

    coaltar

    chatouille

    dollar

    quenouille

     

    Oligarchie chez les volatiles 

    Les croqueurs: Défi N°185

    Les croqueurs: Défi N°185

    Eh les lascars !

    Oui,  vous, les rois de la glandouille

    Qui mâchouillez des malabars

    Les yeux hagards

    On dirait qu’ tout part en quenouille ! 

    Bande de fêtards !

    Vous m’avez l’air dans le coaltar

    Encore une bringue dans le Zanzi bar ?

    Faudrait quand même passer au vert

    Laisser  d’ coté  toutes vos magouilles

    Vos embardées, vos avatars

    Vos déboires et tous vos dollars 

    Et arrêter de faire l’andouille 

    Pour retrouver vos  bonnes manières.

     

    Les croqueurs: Défi N°185

    VOS GUEULES LES MOUETTES!

    ON EN A MARE!

    D’ être les pigeons dans cette histoire

    Il se fait tard 

    Et à n'plus becquer que vos miettes

    On s'égosille, on s'émoustille

     On a l’gosier qui chatouille

    Réactivez

     Vite vos  sonars

    Et dégagez

    Ou sinon gare !

    A défaut d'une bonne tambouille

    La faim

    Justifiant  les moyens

    Il s’pourrait bien qu’on vous zigouille!

    Si vous nous cherchez trop des pouilles!

     

    Les croqueurs: Défi N°185

    Les croqueurs: Défi N°185

    Chloé

     

     

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