• La plume d'Evy. Thème n° 85. J'assume

    DÉFI N° 85 THÈME " J'ASSUME "

    La plume d'Evy. Thème n° 85. J'assume

    http://plume-de-poete.over-blog.com/

    Petite intro, histoire de ...

        

    « Je suis, une pâte, une petite barbotine,  une farce malicieuse,  que dis je, une crème, faîte de blé tendre ou de froment sucré,  à savourer avec délicatesse pour que je sois digeste !

    Je suis Bretonne bien sûr!

    Et j’assume de l’être  

     

    La plume d'Evy. Thème n° 85. J'assume

    La plume d'Evy. Thème n° 85. J'assume 

    Prise par le temps et trouvant que ce texte collait bien au thème, je vous propose donc en mode humoristique,

    un texte déjà présenté à Mil et une.

    (désolé pour ceux qui l'ont déjà lu)

    L’intitulé  d’origine étant

    Qui suis-je, où suis-je...

    Il sera ici au regard du thème

     

    J’assume ce que je suis ! 

     

    La plume d'Evy. Thème n° 85. J'assume

         Par une délicieuse nuit de printemps où tout le monde se la coulait douce, moi, de mon pseudo Chloé me débattais en vain dans le liquide amniotique de ma mère cherchant désespérément la sortie. Je vis donc précipitamment le jour, par l’issue de secours,  le 9 mai,  à 3 heures quarante cinq pour être précise. A mon arrivée,  mon père en chaussons, réveillé à une heure indélicate de la nuit me jeta un regard  désappointé en  laissant échapper avec une grande spontanéité  un  « bordel de  merde, encore une fille !

          D’un point de vue psychanalytique, le bébé au regard de Dolto étant à présent une personne et comprenant tout,  mon histoire vous l’imaginez bien démarrait au plus mal ! Prédestinée alors  dès le berceau à développer  au mieux une bonne névrose mais ne pouvant revenir à la case départ,  je pris le parti de rester. Certains naissent dans les choux, d’autres dans les roses, moi j’émergeais  en eau trouble!

           Bien que mon anatomie affichait le contraire je fus pour mon père, jusqu’à la fameuse "mue des homards" ce garçon quelque peu manqué, qu’il convoitait tant ! Maman, solidarité féminine émergeant,  fût au contraire ravie de cette nouvelle alliance  en devenir, ce qui me compliqua   ostensiblement  la tâche. D’une nature plutôt conciliante et ne voulant éveiller l’irritabilité ni de l’un ni de l’autre, je fis donc avec ces ingrédients, au grand désespoir de Yéyé ma sœur qui en perdait son latin,  un savant mélange dont je suis seule à connaître le secret! Dans cet amalgame succulent mais combien délictueux  j’étais,  moi qui ne savais pourtant pas nager, comme un poisson dans l’eau !

          Avec brio, je passais de mes jupes plissées à petits carreaux blancs et noirs  au short rose assorti à mes bottes de plage,  troquant dans une légèreté absolue le missel du dimanche contre  la vieille bécane, rouillée et bien trop grande pour moi,  de mon  père.

        Du haut de mes quelques centimètres, bien loin encore de toutes ces hautes considérations intello- psychanalytiques,  j’évoluais gaiement dans cette joyeuse mixture et  je m’y retrouvais ! Pas de conflits intérieurs, même pas l’ombre d’un questionnement, tout s’harmonisait sans aucun effort de ma part.

         Les choses se compliquèrent sensiblement à l’âge,  où sensée quitter  les modèles familiaux pour devenir MOI, ne me restaient plus que mes épices très  personnelles, colorées certes mais peu consistantes ! S’en suivit vous l’avez deviné  ma première crise existentielle. Tout étant en chantier, Je dois reconnaître que celle-ci dura plus longtemps que prévu et perdura quelque peu dans le temps.

    Mes crises existentielles  successives ayant momentanément faits une pause, je  peux aujourd'hui vous dire de façon assumée,  que je suis ce mélange contradictoire et détonnant de ces deux être chers qui sans  le savoir  ne s’accommodaient  pas si mal !  Le tout bien évidemment est agrémenté  d’aromates et d'épices personnels très relevés auxquels  se rajoutent, il va de soi, mon petit grain de folie, mon  sens de l’humour et de la dérision,mon énergie et  ma créativité, qui donnent à ce que je suis une texture et coloration assez particulières: mi  poivre et sel,  mi figue- mi- raisin.  Un panaché souvent détonnant,  je vous l’accorde quand  le raisonnement, la passion, les ressentis  se heurtent, se mêlent puis  s’entremêlent montrant de moi selon les courants et la force du vent, ce que j’ai sans doute de meilleur mais aussi de plus insupportable.

           Mon père  m’a laissé en héritage  sa petite taille  -1m56- et  46 kilos ; son nez légèrement en pointe,  son caractère bien trempé et  son versant parfois  taciturne et solitaire !  Ma mère indéniablement  le côté sœur Theresa ou abbé Pierre,  sans les accessoires ! 

           Pour mes collègues et amis qui m’appellent gentiment « l’électron libre »  je suis une  sorte d’atome chargé d’ions positifs et négatifs  qui se déplace  de façon incontrôlable dans la stratosphère,  en bravant toutes les intempéries.

           Pour mes supérieurs hiérarchiques nettement moins poétiques et conciliants, j’ai été  sans aucun doute une « emmerdeuse, une empêcheuse de tourner en rond »  ce qui ma valu régulièrement quelques retours de bâton et de manivelle.

          Pour mes minots et leurs petits, une mère et mamé   poule quelque peu envahissante,  génitrice de futurs Tanguy en puissance !

           Pour ce qui est de mon mari tout simplement «  une tendre chieuse » et je dois dire que l’image me plait assez !

          Je  crois que je suis surtout , à l’heure où je vous parle, une grande enfant d’ à peine  62 ans  qui n’a pas fini sa croissance, mais soyez en bien certain, même si le produit n’est pas complètement fini  (Rire) j’assume et j’en suis plutôt fière, ce que je suis et bien évidemment, vous l'imaginez bien,  j'en ris.

    Chloé

     

     

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  • Commentaires

    1
    Jeudi 17 Novembre 2016 à 18:32

    Bonsoir Chloé, ah on nait tous quelque part, couleur locale, on devient breton, nordiste, normand, parisien etc etc... wink2 et pour suivre ton texte j'assume aussi, oui lu, petit on veut plaire à ses parents, ado, on s'affirme, adulte, hop libre de sa propre vie... qu'importe son aspect, sa taille, sa couleur, ça ne fait pas l'homme comme on dit... bizzz

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    2
    Jeudi 17 Novembre 2016 à 19:58

    Tu m'as bien fait rire...tendrement..... on est toutes unique et c'est notre richesse nos differences et nos point forts je crois qu'on est toute des chi..pour nos hommes mais il nous aiment et quand on les ennuie pas il s'inquiétent mdr   Bonne et longue continuation à toi et bonnes fêtes d'avances

    3
    Evy
    Jeudi 17 Novembre 2016 à 21:13

    J'aime beaucoup ta reprise bien sympa ta bretonne c'est bien de rester une grande enfant merci pour ta participation passe une bonne soirée bisous Evy

    4
    Dimanche 20 Novembre 2016 à 11:57
    ZAZARAMBETTE

    Re coucou Chloé.

    En passant par chez Evy, je viens de lire ton excellent auto-portrait petite bretonne et je me suis un peu reconnue dans ce garçon manqué, au caractère trempé, un tantinet chiante, non dénuée d'humour.

    Je m'accommode très bien de ce patrimoine génétique et j'en tire le maximum, ayant su à mes heures demeurer très féminine (mais surtout pas chochotte).

    La réflexion de ton père me fait penser à celle du mien quand après mon amniocentèse pour mon dernier bébé, (j'avais 38 ans), il me demanda le sexe du bébé.

    Je lui répondis : "A ton avis", et là il laissa entendre un grand : "Et merde !" Le pauvre, ayant perdu son fils unique n'ayant pas procréé, ses deux filles n'avait mis au monde que des pisseuses !

    Bisous, bisous

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